Agenda

Décembre

Marianopolis nomme Leticia Yansen directrice des affaires étudiantes

2020-12-03 - 2022-01-31

Leticia Yansen a été nommée directrice des affaires étudiantes au Collège Marianopolis, à compter du 1er décembre.

« Mme Yansen jouera un rôle stratégique clé en veillant à ce que nos étudiants continuent de connaître une expérience éducative équilibrée et enrichissante, en favorisant une approche développementale à la santé mentale et en mettant plus d'emphase sur leurs forces de caractère, leur résilience et leur capacité à exercer du leadership dans leur domaine d'études et leur communauté » a déclaré Éric Lozowy, directeur des études.

Mme Yansen a rejoint Marianopolis en tant que conseillère d'orientation et de psychothérapeute en 2014. Elle est titulaire d'un B. Sc. (2007) en psychologie de l'Université Concordia et un M. Éd. (2009) en conseil psychologique de University of Western Ontario. Elle est membre de l'Ordre des psychologues du Québec et de l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec. Elle a accumulé une vaste expérience au fil des ans, ayant travaillé aux Services à la famille AMCAL, au Centre d'agression sexuelle de Montréal et au Collège Vanier.

Elle travaillera en étroite collaboration avec les membres de la communauté Marianopolis pour développer, mettre en oeuvre et évaluer les objectifs institutionnels et les programmes visant à améliorer la qualité de la vie étudiante au Collège.

Collège privé de langue anglaise fondée en 1908, Marianopolis est reconnu en tant qu'un des meilleurs établissements d'enseignement préuniversitaires au Québec. Il regroupe une population de 2 000 étudiants provenant de plus de 175 écoles secondaires publiques et privées, anglophones et francophones, issues des quatre coins du Québec et d'ailleurs.

Février

Cours en ligne : l'expérience étudiante

22 janvier 2021

Le 22 janvier 2021 - La première journée de cours à distance a quelque chose de déstabilisant. Il est étrange de se lever le matin, de s'habiller, de regarder par la fenêtre pour apercevoir un soleil radieux, et de se dire qu'on n'ira nulle part. Cependant, la première émotion est vite balayée par l'aspect pratique de la chose. Le temps passé à piétiner dans les transports en commun ou à grommeler dans les embouteillages disparaît complètement. On peut utiliser ces quelques heures de liberté en plus à sa guise, pour avancer dans des devoirs, des travaux personnels, ou ne serait-ce que pour dormir un peu plus longtemps, ce qui est, il faut l'avouer, fort appréciable. On obtient ainsi la sensation satisfaisante de continuer à bénéficier d'un enseignement de qualité, ainsi que d'un certain contact avec les professeurs, malgré les circonstances sanitaires difficiles. Le tout avec un minimum de risques pour sa santé et pour celle des autres.



Hélas, la technologie est rapide à dévoiler ses faiblesses. On ne va pas se mentir : parler à un écran, c'est autre chose que de sentir la présence enjouée de ses collègues de classe autour de soi, et autrement solitaire. Dans un environnement du quotidien, tel que le salon ou la chambre, la menace des distractions pèse lourd dans la balance, surtout lorsqu'il devient possible, d'un seul clic, de disparaître aux yeux du monde, ou de faire croire au professeur que l'on est attentif, alors qu'un film ou une série télé défile sous nos yeux. Travailler par soi-même requiert un niveau accru d'autodiscipline. Chaque étudiant, lors de ses cours à distance, prend conscience de sa responsabilité quant à sa réussite, mais aussi face à l'échec éventuel. Apprendre à distance favorise donc le développement d'une écoute efficace, attentive, d'une bonne autonomie et d'une solide organisation scolaire. Sans de tels outils, on se trouve vite découragé par les multiples problèmes techniques rencontrés inlassablement, toujours les mêmes : la mauvaise qualité du son et de l'image, l'instabilité d'une connexion Internet, les micros qui rendent l'âme au beau milieu d'une phrase. Difficile de quitter la chaleur des draps lorsque l'on sait qu'il est possible, et même facile, de rester au lit tout en écoutant blablater son professeur d'une oreille discrète, un écouteur sur deux dans les oreilles… Mais sans un petit effort de la part de tous, l'ambiance de classe, déjà fragilisée par l'aspect virtuel de la chose, disparaît tout à fait. Il faut du courage pour se lever, pour s'habiller, pour s'attabler à la table de sa cuisine et s'attaquer à une longue journée d'apprentissage.

Mais une fois l'inconfort du premier pas mis de côté, on trouve ses marques, plus ou moins rapidement. Alors on s'habitue à cette nouvelle formule encore un brin expérimentale, aux cours moins longs, qui permettent de faire quelques pas dans son appartement avant de passer à l'activité suivante, on explore chaque recoin de son intérieur, des marches du sous-sol à la buanderie, pour voir comment le mouvement dansé s'y adapte, on pousse les meubles contre les murs et on prend son mal en patience, avec une certaine gratitude. Apprendre à distance, et plus spécifiquement à l'aide de l'application Zoom, permet une communication instantanée et pratique avec les autres étudiants, via le chat. Par chance, Internet n'a pas encore fait disparaître l'entraide, et c'est autrement plus discret que de chuchoter en classe.

L'un des principaux avantages de cette formule de cours est qu'elle nous prépare au monde professionnel et académique de demain. Depuis plusieurs années, le virtuel connaît un essor fulgurant. Il n'est pas insensé d'imaginer qu'à l'avenir, de nombreuses formations continueront d'avoir lieu en ligne, que ce soit en partie ou en intégralité. Face à cette éventualité, nous avons la chance de pouvoir développer dès maintenant une éthique de travail efficace, dans un environnement sain et décontracté, tel celui que nous offre l'École de danse contemporaine de Montréal. 

- Mara Dupas, étudiante de deuxième année


Dans le cadre de la subvention du Ministère de la Culture et des Communications du Québec dédiée au rayonnement numérique, l'EDCM diffuse des témoignages de différents acteurs ayant fait l'expérience de la formation artistique en ligne ou ayant participé à son implantation. En savoir plus


Photo : Juliette Lafleur-Loughrey

Janvier

L'École de danse contemporaine de Montréal - Une subvention pour le rayonnement numérique

Le 19 janvier 2021
Lieu:
École de danse contemporaine de Montréal
Site Internet:

Montréal, le 11 janvier 2021 - L'École de danse contemporaine de Montréal est très heureuse de recevoir une subvention du ministère de la Culture et des Communications, octroyée dans le cadre du programme de Rayonnement numérique.

Cette aide d'un montant de 45 000 $ a notamment permis d'adapter, dès la session d'automne 2020, son modèle de diffusion des cours et des spectacles de fin de session. Elle a également donné la possibilité d'accompagner l'ensemble des parties prenantes dans cette transition, dont principalement l'équipe pédagogique et les étudiants.

« Le contexte actuel de la COVID-19 nous a obligé à revoir nos stratégies d'enseignement afin de respecter les directives gouvernementales. Nous remercions le ministère de la Culture et des Communications pour l'attribution de la subvention qui a permis de réviser l'ensemble de l'offre de formation de l'École afin de s'adapter à cette nouvelle réalité », affirme Yves Rocray, directeur général de l'École de danse contemporaine de Montréal.

L'enseignement à distance et l'acquisition d'un savoir-faire demeureront après la pandémie, d'où la pertinence de partager l'apprentissage de ces nouvelles avenues technologiques. Dans un avenir proche, l'École mettra en place plusieurs autres actions faisant appel au numérique en vue de rejoindre davantage de personnes intéressées à parfaire leurs connaissances en danse. À cet effet et dans une vision de transmission des connaissances, l'EDCM diffusera des témoignages de différents acteurs ayant participé à l'implantation à destination des établissements désireux d'acquérir une expertise du même type.

Cette subvention soutient la réalisation, la diffusion et le rayonnement de l'éducation artistique au Québec tout en conservant le niveau d'excellence dans la formation des futurs leaders des arts de la scène.

 

 

Photo : Maxime Côté | Interprète : Anny Gauthier

Mars

École de danse contemporaine de Montréal. - Enseigner à distance

5 mars 2021

Le 5 mars 2021 - Loin de me réjouir des circonstances qui ont mené à la généralisation de l'enseignement à distance et bien consciente qu'il ne constitue pas la solution à l'ensemble et au futur de l'éducation, j'ai accueilli positivement cette nouvelle réalité en tant que professeure à l'École de danse contemporaine de Montréal. Je suis de ces personnes qui rêvaient au jour où le télétravail allait se généraliser. Même au temps où j'étais encore étudiante, je sautais sur les rares cours en ligne qu'offrait le programme dans lequel j'ai fait mes plus récentes études. J'ai toujours vécu les déplacements vers l'école et le travail comme chronophages et énergivores, particulièrement en cette froide et tempétueuse contrée qu'est la nôtre.


Valérie Lessard, enseignante à l'École de danse contemporaine de Montréal

L'enseignement à distance généralisé représente bien entendu un changement majeur dans la pratique des enseignements. Il soulève des préoccupations légitimes quant aux potentielles conséquences négatives, physiques et psychologiques sur un certain nombre de personnes, notamment chez les jeunes. La synergie des échanges en classe entre professeurs et étudiants n'a rien de comparable à la dynamique froide, impersonnelle et statique qu'impose l'écran.

Je crois néanmoins que l'effet rébarbatif de l'enseignement en ligne est surtout la conséquence d'une exacerbation du phénomène d'activités sur internet dans toutes les sphères de la vie sociale actuelle. En ces temps de pandémie et de confinement, il n'y a plus de distinction entre les « trois lieux » définis par Ray Oldenburg dans les années 1980. Le sociologue évoquait la maison comme premier lieu, le travail comme deuxième lieu et enfin, les « tiers-lieux » comme ces endroits où l'on se retrouve pour socialiser (le café, le parc, le bar, la bibliothèque, etc.). Pour les jeunes de niveau primaire et secondaire en particulier, l'école occupe à la fois la fonction de deuxième et de troisième lieu.

La perte de ces repères essentiels au développement, au bonheur et à la santé mentale nous invite à nous questionner sur nos lieux de vie, sur l'organisation de nos espaces physiques et psychologiques. On peut cependant réfléchir aux avantages que peut représenter l'enseignement supérieur (collégial et universitaire) en ligne pour les jeunes adultes qui doivent concilier les études et le travail et pour les enseignants qui, comme moi, doivent composer avec la conciliation famille-travail. Au terme de cette pandémie et lorsque les interactions retrouveront leur place naturelle dans la vie sociale, familiale et culturelle, l'enseignement, tout comme le travail à distance ne sembleront peut-être plus si lourds au final, si l'on considère le temps gagné et la réduction du stress relié aux préparatifs du matin, aux déplacements et à la gestion des retours à la maison. Tout cela sans mentionner les impacts positifs de la réduction du transport sur l'environnement.

Pour parler plus spécifiquement des cours que j'enseigne à l'École, soient les cours « Danse et société » et « Gestion de la carrière en danse », l'adaptation sur Zoom s'est faite de façon intuitive et organique. Je dois préciser que ces cours sont théoriques. La classe technique virtuelle en danse ne pourra jamais remplacer la présence en studio à long terme, pour des raisons évidentes. Je crois parvenir à livrer sur Zoom une aussi bonne performance qu'en classe. Bien qu'elle ne soit pas obligatoire dans certaines institutions, je considère personnellement l'ouverture de la caméra comme essentielle pour créer une dynamique de groupe et réduire l'effet d'isolement. Au début et à la fin du cours, j'invite les étudiants à ouvrir leur micro et à « faire du bruit », ce qui a pour effet d'installer une ambiance plus décontractée et une plus forte impression d'être ensemble. J'ai également choisi de ne pas envoyer les notes de cours avant la séance, mais de les partager en fichiers joints directement dans l'outil de conversation. Le fait de donner aux étudiants des « choses à faire », comme de télécharger des fichiers en début de cours contribue à les rendre plus proactifs.

Les cours en ligne étant de plus courte durée qu'en classe, j'ai dû modifier le contenu et la présentation du traditionnel PowerPoint. Désormais plus épuré, la lecture du diaporama est ainsi moins exigeante, ce qui contribue à garder l'attention sur moi tout en encourageant la prise de notes et à rendre les étudiants plus autonomes dans la poursuite des apprentissages en dehors du cours. Les outils de sondage, la possibilité de diriger les étudiants en petits groupes dans différentes « salles » virtuelles, l'accès rapide à des liens sur Internet sont également des nouveautés rafraîchissantes dans l'animation du cours. Enfin je découvre un étrange mais heureux paradoxe à travers cette « distance » : si l'effet de groupe et l'énergie vivante de la présence en classe sont significativement réduits, j'ai l'impression de me sentir plus « proche » des individus. Mon attention ne se focalise plus sur un ensemble mais sur chaque étudiant et étudiante, ce qui est particulièrement intéressant. La réalité Zoom facilite également des rencontres ponctuelles de coaching individuel.

On ne peut évidemment faire fi des aléas de la technologie comme par exemple la lenteur occasionnelle de la connexion Internet, la mauvaise qualité du son et de l'image qui peuvent rendre laborieux le visionnement des contenus audiovisuels, significatifs dans mon cours de Danse et société en particulier. Mais ces difficultés techniques tendent à se résorber avec le temps et les solutions arrivent à mesure que l'on apprivoise ces nouveaux outils. Les questionnements et craintes du début font place à la découverte de nouvelles méthodes d'enseignement et stratégies d'apprentissage tout en révélant notre grande faculté d'adaptation et notre surprenante créativité.


- Valérie Lessard, enseignante à l'École de danse contemporaine de Montréal


Dans le cadre de la subvention du Ministère de la Culture et des Communications du Québec dédiée au rayonnement numérique, l'EDCM diffuse des témoignages de différents acteurs ayant fait l'expérience de la formation artistique en ligne ou ayant participé à son implantation. En savoir plus

 

Photo : courtoisie de Valérie Lessard



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