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Granby - Des étudiants en renfort dans les hôpitaux et les CHSLD

Article publié par La Voie de l'Est - Pascal Faucher


Alors que Québec lance un appel à tous les volontaires, de nombreux étudiants en soins infirmiers du Cégep de Granby sont déjà à l'oeuvre dans les hôpitaux et CHSLD.

Étudiante de deuxième année, Abigaël Blouin, 18 ans, travaille comme préposée aux bénéficiaires au CHSLD de Cowansville. Et même si ses cours se poursuivent à distance, elle ne compte pas ses heures au centre d'hébergement, accumulant les quarts de travail de jour, de soir et aussi les doubles.

«Je n'étais pas sûre de mon rôle au début parce que c'est un métier différent que celui d'infirmière, souligne-t-elle. J'ai dû m'adapter. Mais les gens sont très accueillants et il y a une belle équipe, même s'il n'y a personne d'autre de mon âge!»

Ses tâches consistent à réveiller les résidants, faire leur toilette, les faire manger, les changer au besoin, les divertir autant que possible et les changer de position s'ils doivent demeurer au lit.

«J'aime ça parce que j'apprends plein de choses des infirmières. Et c'est un bon apprentissage d'avoir des contacts avec des patients avant d'entrer officiellement dans le milieu», dit Abigaël, qui souhaite travailler plus tard auprès des enfants malades.

Elle dit ne pas craindre d'attraper la COVID-19 parce qu'elle «prend ses précautions», porte continuellement un masque et se lave régulièrement les mains.

Depuis les mesures de confinement, toutefois, elle remarque que les résidants sont plus inquiets. Une situation aggravée par le fait qu'ils ne peuvent plus recevoir de visite «et normalement, il y en a beaucoup ici».

«C'est un bon apprentissage d'avoir des contacts avec des patients avant d'entrer officiellement dans le milieu», dit Abigaël Blouin, qui travaille comme préposée aux bénéficiaires.
ALAIN DION

«Ça prend de l'énergie!»

Aussi préposée aux bénéficiaires, Miquaise Vartan Bouobda Tchuente est un peu plus craintive, car elle a déjà été exposée au célèbre virus.

Mais l'étudiante de 42 ans, originaire du Cameroun et finissante en soins infirmiers n'a pas développé de symptômes. «Heureusement, car j'ai cinq enfants, dit-elle. Imaginez les dégâts!»

Son travail n'est pas toujours facile, mais elle apprécie le contact avec les gens des centres d'hébergement Marie-Berthe-Couture et Leclerc de Granby, où elle travaille en attendant de passer son examen final.

«Déshabiller une personne qui est raide, ou encore la tourner, ça prend de l'énergie!», confie-t-elle.

«On sait qu'il y a des besoins», dit Louis-Philippe Lalande, qui s'occupe de salubrité et de désinfection.
ALAIN DION

«À la bonne place»

Ce dont ne manque pas Louis-Philippe Lalande, un étudiant de première année qui travaille en salubrité et désinfection à l'hôpital de Granby ainsi qu'à la Clinique désignée d'évaluation du cégep.

Là-bas, l'ex-mécanicien âgé de 30 ans — «je voulais aider et repousser mes limites», dit-il — nettoie, désinfecte et guide les patients, un boulot qu'il juge «très important dans le moment».

Son boulot lui permet également d'observer comment travaillent les médecins et infirmières. «Je sais que je suis à la bonne place, les gens sont contents de nous voir. On sait qu'il y a des besoins.»

M. Lalande dit ne pas craindre le coronavirus puisqu'il connaît «les bonnes techniques» et peut compter sur de l'équipement adéquat.

Il félicite d'ailleurs les infirmières du Cégep de Granby d'avoir mis sur pied «de A à Z» la Clinique désignée d'évaluation qui sert à dépister et faire le suivi des personnes atteintes du virus.



 
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