(Québec) Il n'y a pas qu'au secondaire où le parascolaire contribue à garder les jeunes sur les bancs d'école. Au cégep aussi, où le sport, le théâtre ou la radio étudiante incitent les jeunes à ne pas décrocher.
Voilà un des constats d'une étude menée par l'équipe du chercheur Jacques Roy, professeur au Cégep de Sainte-Foy, pour le ministère de la Culture. «Le parascolaire, c'est un des éléments clés de la motivation, explique-t-il. On savait que c'était important au secondaire, mais on voit que ça joue aussi au cégep.»
Au total, quelque 1 200 étudiants ont participé à cette étude, qui fera l'objet d'un essai publié sous peu. Les jeunes interrogés ont raconté comment leur implication parascolaire fait une différence dans leur parcours scolaire. «Un des grands facteurs d'intégration du jeune à la vie du collège, c'est son réseau social, rappelle M. Roy. Les jeunes qui font du sport ou de la danse en parlent beaucoup, racontent qu'ils s'entraident entre eux sur le plan scolaire. Il y a un fort effet d'entraînement.»
Dans un groupe, la moitié des jeunes interrogés ont affirmé qu'ils auraient quitté le cégep s'ils n'avaient pas eu les activités parascolaires. «C'est une proportion énorme», laisse tomber M. Roy.
Les équipes sportives ou les troupes de théâtre aident aussi à développer un fort sentiment d'appartenance au cégep. «Quand des jeunes qui font du théâtre parlent de la salle de spectacle, ils parlent de leur salle, illustre-t-il. Ces jeunes développent une nouvelle confiance en soi qui alimente la persévérance scolaire.»
Selon les chiffres du ministère de l'Éducation, 28 % des cégépiens décrochent au secteur préuniversitaire. Au secteur technique, cette proportion grimpe à 38 %.