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Cégep de St-Félicien
Les 40 ans de la forêt d’enseignement et de recherche
Le Cégep de St-Félicien a souligné aujourd’hui le 40e anniversaire de sa forêt d’enseignement et de recherche lors d’une activité spéciale organisée par le Département des Techniques du milieu naturel.

Photo: Les participant.e.s à l’activité soit des membres du personnel ainsi que d’ancien.ne.s enseignant.e.s du programme des Techniques du milieu naturel.
L’événement a rassemblé plus d’une quarantaine de personnes, dont des membres du personnel, d’ancien.ne.s enseignant.e.s du programme ainsi que des
représentant.e.s des médias. Depuis sa création en 1986, la Forêt d’enseignement et de recherche de la Chute-à-Michel (FERCM) constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert pour la communauté collégiale. Au fil des ans, elle a servi de terrain d’apprentissage privilégié pour la formation pratique des étudiant.e.s, tout en accueillant des projets de recherche appliquée, des initiatives en développement durable ainsi que des aménagements à vocation récréotouristique, forestière et faunique.
Dans le cadre de cette journée commémorative, les participant.e.s ont partagé un dîner sur le site avant de découvrir l’Arboretum, un véritable musée vivant où sont répertoriées et identifiées différentes essences d’arbres. Cette visite a également permis de retracer les moments marquants de l’histoire de la Forêt.
Petit rappel historique
Le 1er novembre 1986, à la suite de la signature d’un protocole d’entente avec le ministère de l’Énergie et des Ressources, le Cégep de St-Félicien obtient le mandat de gérer le territoire de la forêt d’enseignement. À l’échéance de cette entente, le statut de Forêt d’enseignement et de recherche est officiellement accordé au site et une première convention de gestion est conclue en 1993. Celle-ci sera renouvelée en 2020 pour une période de 25 ans.
Dès le dépôt du premier plan d’aménagement, des efforts sont consentis pour orienter des activités pédagogiques vers ce lieu. Rapidement, le nombre d’heures-étudiant démontre l’utilité pédagogique avec 5918 heures-étudiant en 1992-1993. Cette utilisation s’est pérennisée comme en témoignent les 6861 heures-étudiant
en 2025-2026. Au fil des années, de nombreux et nombreuses enseignant.e.s ont consacré temps, expertise et énergie au développement de ce territoire d’exception.
En 2026, cela fait donc 40 ans que le Cégep de St-Félicien est gestionnaire et aménagiste du territoire de la Forêt d’enseignement et de recherche de la Chute-à-Michel (FERCM). Un boisé public qui sert autant les besoins de l’institution que de la communauté. Le comité de la FERCM tenait à souligner ce jalon, qui bien que très court à l’échelle de la vie d’un arbre, a été significatif pour qu’une équipe multidisciplinaire formée par le corps enseignant des Techniques du milieu naturel déploie un modèle de mise en valeur d’un territoire forestier public.
Projet de plantation de sapins de Noël
Fidèle à sa mission d’aménagement durable et de mise en valeur du territoire, le comité de la FERCM a profité de cette célébration pour tourner son regard vers l’avenir. Les participant.e.s ont ainsi été invité.e.s à parcourir un sentier d’environ un kilomètre menant à un nouveau secteur de la forêt, où a été inaugurée une plantation destinée à la production de sapins de Noël. Ce projet symbolique laisse une empreinte durable de ce 40e anniversaire tout en ouvrant la voie à de nouvelles possibilités de développement pour la forêt.
Cette plantation est née d’un projet réalisé par des étudiant.e.s du programme de Gestion de projet en développement durable. Elle s’inscrit toutefois dans une vision plus large portée par le comité de la FERCM et bénéficie du soutien financier du Fonds Bioéconomie de la MRC Domaine-du-Roy ainsi que d’un financement lié au
Plan stratégique du Cégep de St-Félicien. En plus de permettre aux aménagistes de se réapproprier une partie du territoire, cette initiative offre un terrain
d’expérimentation propice à l’enseignement, à la recherche et à l’innovation. Le projet prend place sous une ligne de transport d’énergie, dans un secteur où un droit de passage avait été accordé à Hydro-Québec en 1987.
« La production de sapins de Noël est un projet de longue haleine. Il faut prévoir de huit à dix ans entre la mise en terre d’un plant et la récolte d’un arbre atteignant environ deux mètres de hauteur. Pendant cette période, la plantation doit être entretenue afin de contrôler la végétation concurrente, les ravageurs et les maladies. Les arbres doivent également être taillés à quelques reprises pour leur donner la forme recherchée. Il est aussi nécessaire de planter chaque année de nouveaux semis afin d’assurer, à terme, un volume de production d’environ 450 sapins par année », explique Simon BoivinDompierre, coordonnateur du Département des
Techniques du milieu naturel.
« Nous pouvons très bien imaginer qu’un.e étudiant.e ou une équipe d’étudiant.e.s du Cégep soit embauché.e pour assurer le suivi et l’entretien de la plantation. Si tout se déroule comme prévu, les jeunes sapins qui nous entourent aujourd’hui pourraient constituer les bases d’une future entreprise-école », ajoute-t-il.
Bien que le projet s’amorce par la mise en terre de sapins de Noël, l’objectif est de mettre en valeur l’ensemble de l’emprise située sous la ligne de transport d’énergie. D’autres cultures agroforestières de faible hauteur pourraient éventuellement être intégrées afin de diversifier les aménagements et de maintenir un couvert végétal continu, plutôt que de recourir à des opérations périodiques de débroussaillage.
Le suivi de cette plantation et l’ajout de nouvelles modalités d’aménagement ouvriront également la porte à des projets de recherche appliquée susceptibles de bénéficier aux producteurs régionaux et d’inspirer la mise en œuvre d’initiatives similaires ailleurs dans la région.
Enfin, à l’approche du temps des Fêtes, et puisque ce projet suscite déjà l’intérêt pour les sapins de Noël locaux, il est bon de rappeler que la récolte d’arbres sur les terres publiques est interdite sans l’obtention des permis requis.
Source : Karine Marceau
Conseillère en communication
Cégep de St-Félicien
418 679-5412 poste 4196


