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Campagne électorale

Le PQ se donne quatre ans pour renverser le déclin du français

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, s’estime capable de renverser le déclin du français au Québec en un seul mandat, soit avant même d’avoir « fait un pays ». Pour ce faire, il compte notamment vérifier si les élèves du Grand Montréal parlent français dans les corridors de leur école.

François Carabin, Le Devoir 

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Au quatrième jour de la campagne électorale, « PSPP » a présenté les grandes lignes du plan péquiste pour mettre fin au « déclin historique » de la langue française au Québec, qu’il attribue aux huit dernières années de gouvernance de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Ses promesses étaient, pour la plupart, déjà connues : s’il est porté au pouvoir le 5 octobre, le PQ étendra la portée de la « loi 101 » au cégep, en plus de l’appliquer aux enfants d’immigrants temporaires à partir de 12 mois sur le territoire québécois.

Il demandera que les immigrants détenant un permis de travail aient une maîtrise du français de niveau 5 sur l’échelle québécoise des compétences — la « personne comprend l’essentiel de conversations portant sur des sujets courants » —, puis un « niveau intermédiaire a avancé » au renouvellement dudit permis. Une exception sera accordée aux travailleurs agricoles.

Également, il « accorder[a] une pondération de 10 % de la note à la qualité du français dans tous les travaux évalués, quelle que soit la matière », à l’école.

31 août 2026