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Cégep de Lévis
Les autobus de la STLévis «sont pleins à craquer»
Des autobus de la Société de transports de Lévis (STLévis) débordent en période de pointe depuis la rentrée des classes en raison, notamment, d’un changement majeur à la politique de stationnement au Cégep de Lévis.
Vincent Desbiens, Le Journal de Québec

À partir de l’année scolaire 2026-2027, l’établissement a pris la décision de limiter les demandes de vignettes de stationnement aux « étudiants provenant de zones plus éloignées » en raison de la forte augmentation de sa population étudiante.
« Les étudiants résidant dans le secteur compris entre le chemin des Îles, la route Lallemand, l’autoroute 20 et le fleuve Saint-Laurent ne pourront plus faire de demande de permis de stationnement à compter de l’automne 2026-2027 », peut-on lire sur le site web du Cégep, qui précise toutefois que ceux-ci peuvent s’inscrire sur la liste d’attente et être informés si une vignette se libère. Auparavant autorisés à aller à leurs cours en voiture, de nombreux étudiants se sont donc tournés vers le transport en commun.
Leur rentrée s’est gâtée lorsque nombre d’entre eux se sont cogné le nez sur la porte de l’autobus.
« Ma fille a marché 15 minutes pour aller à l’arrêt le plus proche de la maison, sur Guillaume-Couture. Elle est arrivée pour prendre l’autobus à 7h15 et il n’y avait déjà plus aucune place. Même chose avec celui d’après. Ils étaient plusieurs à ne pas pouvoir embarquer », raconte Cindy Duval, une résidente de Lévis qui habite tout juste à l’extrémité du périmètre déterminé par le Cégep.
Plus de retards
La direction du Cégep de Lévis confirme d’ailleurs que plusieurs de ses enseignants ont observé plus de retards qu’à l’habitude depuis le début de la session.
« Nous avons prévu leur envoyer un message d’ici la fin de la journée pour les informer de la situation et leur demander d’être compréhensifs », poursuit l’organisation par écrit.
En surcharge
La STLévis se dit bien au fait de la situation, en vertu de plusieurs plaintes téléphoniques et écrites depuis le début de la semaine.
« Les itinéraires des parcours L1 et L2 principalement sont pleins à craquer depuis quelques jours à cause d’une rentrée scolaire où tous les usagers se déplacent en masse au même moment de la journée », reconnaît le directeur proximité client et commercialisation, Sylvain Lévesque.
Il fait valoir que la rentrée est « toujours la période la plus achalandée » et que les enjeux sont accentués cette année par les nombreux travaux sur le réseau routier et une hausse de la clientèle étudiante.
« Nous sommes en train d’analyser les données d’achalandage et de ponctualité afin d’établir un portrait précis de la situation. [...] Nous continuons notre suivi avant de tirer des conclusions définitives sur les lignes les plus touchées. »
M. Lévesque ajoute que la STLévis réfléchit présentement à plusieurs mesures opérationnelles afin « d’optimiser la capacité offerte sur le réseau » et de répondre à l’évolution des besoins.


